Dernière semaine des soldes…
J’ai encore fait une super bonne affaire aujourd’hui! Un ciel d’un bleu cru et pur, rue de Picpus et une lumière exquise, timide et chaude sur les façades ouest, rouges et blanches, de la rue Fabre d’Eglantine…
« Les soirs d’été, les ouvriers se mettent au balcon. Chez lui, il n’y avait qu’une toute petire fenêtre, sur le devant de la maison. On descendait alors les chaises sur le devant de la maison et on goûtait le soir. Il y avait la rue, les marchands de glaces à côté, les cafés en face et les bruits d’enfants courant de porte en porte. Mais surtout, entre les grands ficus, il y avait le ciel. Il y a une solitude dans la pauvreté, mais une solitude qui rend son prix à chaque chose. A un certain degré de richesse, le ciel lui-même et la nuit pleine d’étoiles semblent des biens naturels. Mais au bas de l’échelle, le ciel reprend tout son sens : une grâce sans prix. Nuits d’été, mystères où crépitaient des étoiles ! Il y avait derrière l’enfant un couloir puant et sa petite chaise, crevée, s’enfonçait un peu sous lui. Mais les yeux levés, il buvait à même la nuit pure. Parfois passait un tramway, vaste et rapide. Un ivrogne chantonnait au coin d’une rue sans parvenir à troubler le silence. »
L’Envers et l’endroit , « Entre oui et non », Camus