FINANCIAL “COUP D’ETAT”
Vu hier soir, Capitalism A love story by Michael Moore, un rien appuyé et schématique, j’en conviens, résolument avalancheux, décousu, mais terriblement efficace, scandaleux, terrifiant.
Tout y passe : la mise à nu du coup des subprimes, les pilotes de ligne à 20 000 dollars par an, obligés de trouver un deuxième emploi et de manger à la soupe populaire - quand même bien embêtant pour un métier qui requiert un minimum d’énergie et de concentration -, les étudiants endettés jusqu’au cou et à vie, les adolescents envoyés en centre de détention privé illégalement, juste pour rentabiliser, les “dead-peasants insurances”, le plan Paulson, tout y passe, vous dis-je…y compris les présidents responsables du désastre… Roosevelt est sacralisé, Obama est épargné… jusqu’aux lendemains qui promettent de ne pas chanter… mais non Bush, on s’en doute, plus demeuré et clownesque que jamais!
Morale de l’histoire : incontestablement l’argent va à l’argent et continuera d’aller à l’argent. Seule une réaction collective des floués du capitalisme en désamour peut faire exploser un déséquilibre de plus en plus monstrueux entre les quelques gros dont la cuiller trempe dans la marmite et la foule grandissante de ceux qui ne peuvent même pas songer l’approcher … En guise de conclusion, Moore en appelle tout simplement à la rebellion. Facile…mais en conclusion de conclusion, on entend la lassitude du “poor lonesome” justicier, visiblement fatigué de ceindre les scènes de crime. On rit jaune, et on attend la relève.
D’ici là, don’t give up, Michael, we stand by you!
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